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 L'église

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mandred

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MessageSujet: L'église   Jeu 21 Juin - 0:36

et bien voilà, je suis tout ému!


"Huit heure du matin, le jour se levait, et devant moi se dressait cet énorme bâtiment de pierre. Nous étions dix à avoir été convié à la rencontre : Neuf hommes et une femme seulement. Cela faisait vingt ans que John ne m’avait plus parlé de ce projet, j’avais cru à une blague, mais devant moi était la preuve que cela n’en était pas une. Une église ! Bon sang, oui, mais quelle église! Le premier vrai lieu de culte pour les satanistes. De l’extérieur, on voyait une énorme porte à doubles battants, sur la porte de gauche était écrit en lettres gothiques noires « Un jour ils comprendront », et sur celle de droite, de la même écriture « Mais il sera trop tard ». Le bâtiment s’élevait à une bonne vingtaine de mètres du sol. A chaque angle, une gargouille. Les deux à l’arrière étaient semblables à celle des églises catholiques, mais plus terrifiantes, car elles étaient assises, la tête en avant, d’une patte s’appuyant à la gouttière, de l’autre tenant un crucifix brisé. A l’avant, les deux gargouilles étaient des femmes attirantes, mais à l’aspect cruel. Les eaux s’échappaient de leurs orbites dénuées d’œil, les laissant vide par temps sec. Leurs bouches étaient provocantes et effrayantes, une longue langue fourchue paraissait lécher les dents des magnifiques créatures. Elles étaient accroupies, penchées en avant, dévoilant chacune leur large poitrine, la main libre appuyée sous le sein gauche, pour mieux attirer le regard du pauvre pécheur. Les arrêtes étaient hérissés de pointes noires. Le clocher, qui résonnait depuis une minute, s’arrêta. Mon regard fut donc attiré par le clocher. Il devait bien faire dix mètres de haut, élevant l’église à plus de trente mètres! A chaque angle du sommet se dressait un long pieu d’acier. Entre ces quatre pics se tenait une représentation du Diable enfonçant sa fourche dans le torse de saint Georges.
Un long grincement se fit entendre, et les lourds battants s’ouvrirent sur une gigantesque nef. Je pénétrais dans cette étrange église, et je resta bouche bée. Lorsque notre groupe arriva au centre de la nef, un torrent de flamme embrasa les deux côtés de l’église… cet effet était fabuleux. A la croisée du transept se tenait une statue de l’ange déchu. Elle devait mesurer dans les trois mètres, les deux pieds étaient telles des sabots, ces jambes étaient arquées et velues, il avait pour seul vêtement un pagne qui cachait sa pudeur. Son torse était musclé, il tenait dans une de ses mains griffues une fourche, et dans l’autre une croix, un homme nu y était cloué, il était plus vrai que nature. La tête du diable était très réaliste : il avait un bouc noir, les crocs étaient découverts et la langue tirée, tel un serpent. Son nez était aquilin, son œil gauche était bleu, brillant d’un éclat métallique, et l’autre jaune pale, comme ceux d’un félin. De chaque côté de son front était fiché une longue corne, et son crâne était rasé. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque l’homme sur la croix se mit à hurler, il poussa une longue plainte déchirante, et tous nos regards se tournèrent vers lui : ses yeux étaient grands ouverts, et il fut pris d’aphonie lorsqu’il remarqua que ses mains et ses pieds étaient cloués à la croix. Un coup de bâton assomma l’homme en lui décrochant la mâchoire. Une main s’approcha de la tête et y déposa une couronne d’épines. La main appartenait à un homme pour le moins étonnant : il était vêtu d’une robe de bure, il avait sur l’épaule de gauche un symbole démoniaque, il avait dans la main un bâton d’ébène, au bout duquel brillait un diamant d’une couleur rouge sang. Son visage était recouvert d’une barbe blonde, et une grosse mèche de cheveux sortait de la capuche qui recouvrait son crâne. Ses yeux étaient d’un bleu éclatant, et on pouvait lire en lui de l’amertume. Il nous salua :
« Bonjour à vous ! Je vois que vous êtes peu nombreux à avoir suivi la voie du Mal. Je vais vous laisser visiter ce que vous n’avez pas vu, je vous attends à l’autel »
Puis, il partit. Le groupe se dirigea vers la droite de Satan, et on aperçut dans une alcôve, après avoir passer le lieu des offrandes, une somptueuse statue. Elle représentait un homme grand et fort, portant une hache ensanglantée dans la main droite et une tête d’homme dans la gauche. Il était vêtu de bottes, d’un pantalon de bûcheron et d’une veste de cuir ouverte, laissant apparaître les muscles. Son visage était… Je ne saurais vous le dire, je me rappelle ses yeux, juste ses yeux… Ils étaient flamboyants, rouge de haine. C’est quand je vis ses yeux que tout dégénéra. Je me retourna, et frappa la personne la plus proche. La violence du coup lui décrocha la mâchoire. On me frappa dans le dos et je m’affala sur le sol. J’eus le temps de voir la femme, loin de nous et de notre folie. J’ais oublié les dix minutes suivant le premier coup, mais au final trois d’entre nous étaient morts, et il y aurait pu en avoir plus si la femme n’avait pas mis son foulard autour des yeux de la statue.
Silencieux et honteux, nous partîmes vers une autre statue, une femme cette fois. Sa beauté ne pouvait avoir d’égal, ses longs cheveux blonds semblaient voler dans un vent inexistant. Deux yeux merveilleusement verts semblaient regarder ailleurs, pris d’un plaisir incroyablement intense. Son corps était totalement nu, et sa poitrine plus que généreuse. Une de ses mains aux ongles rouges passion tenait un bâton autour duquel s’enroulait un serpent. Son autre main disparaissait à moitié entre ses jambes, enfouie dans son vagin. Sa bouche semblait hurler de plaisir. La femme, qui n’avait pas participé à la folie meurtrière fut le première à être sous l’effet de cette statue, elle se déshabilla et nous dévoila son corps plus qu’excitant. A six nous eûmes le plaisir de pénétrer cette femme de toutes les manières possibles, la baisant(et c’est un euphémisme) comme des bêtes, la sodomisant, nous sodomisant. Je me rappelle avoir sucé deux hommes pendant qu’un autre me pénétrer l’anus. La cloche sonna, et nos ébats furent interrompus, il était neuf heure, et j’avais fait en une heure des choses que je n’aurais jamais faite en toute ma vie. Je me souviens par contre ces derniers élément, d’où mon aversion pour le sexe. C’est très avilissant d’être pénétré par quatre personnes en même temps, et je me dis que ceux qui sont morts ont eu de la chance.
Nous nous rhabillâmes, et nous nous dirigeâmes vers l’autel. Le prêtre se tenait derrière, nous aperçûmes sur le mur du fond une croix retournée. Le prêtre parla alors :
« Vous connaissez maintenant le vrai pouvoir du Mal. Si vous y avez survécu, c’est parce que le maître l’a décidé ainsi. »
Nous pleurions de douleur et d’horreur. Le prêtre choisi l’un de nous, un homme de forte carrure, brun, et lui demanda de s’allonger sur l’autel, l’homme s’exécuta, et le prêtre exulta :
« Le Six, seul quand ce nombre est présent le maître peut apparaître ».
Il leva les bras en récitant une litanie dans une langue crachant, il prit un long poignard dans sa manche, sa lame était recouverte d’inscription démoniaque, et frappa l’homme au sternum. On entendit la lame toucher la pierre froide de l’autel, et le sacrifié cracha du sang. Le prêtre laissa le couteau dans la plaie, ramassa son bâton, et donna un petit coup sur le crâne de l’homme, la pierre brilla intensément une seconde, et perdit tout son éclat. L’homme souri, et se releva. Le prêtre s’agenouilla en priant. Le sacrifié retira le poignard et le tendit au prêtre, celui-ci le récupéra en remerciant le maître. Nous étions tous interloqués de le voir vivant. Il tourna vers nous des yeux sombres qui n’étaient pas les siens, et il parla avec une voix caverneuse et rauque, comme si cela faisait des siècles qu’il n’avait plus prononcé un mot :
« Mes fils, je vous remercie pour vos offrandes. Grâce au sexe, à la violence, à la douleur et à vos pleurs, j’ai pu m’arracher de mon Enfer. Ce corps est désormais mien. Allez, portez la parole du Démon, Ma parole. »
Il nous mena vers la lourde porte, qu’il ouvrit devant nous, et nous demanda de sortir pour la volonté de l’Enfer.
Voilà mon histoire. Trois d’entre nous sont à l’asile, la femme est devenu une pute de luxe, maîtresse de tout les hommes, et femmes qui le désirent. L’un des hommes a prêché et prêche la parole comme l’avait demandé le… enfin… Satan. Quant à moi, je suis là à vous raconter mon passé sur ce téléphone, dans le répondeur de mon voisin, et dès ce message fini, je me balancerai par la fenêtre avec une corde autour du cou, et vous aurez la preuve de ma folie. Adieu, Satan me guidera vers l’Enfer."

PS=>soyez indulgent merci
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